mardi 28 mars 2017

[Chronique] Ta façon d'être au monde de Camille Anseaume






Titre : Ta façon d'être au monde

Auteur : Camille ANSEAUME

Genre :  Drame

Thèmes abordés : deuil, amitié

Année de parution : 2016








Résumé

Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti... Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

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Mon avis

J'avais plutôt apprécié la lecture de son premier roman "un tout petit rien", qui touche un thème qui me plait. Mais ici, c'est très différent.
Plein de chose se bousculent dans ma tête au terme de cette lecture.

Avant tout, la narration est très déroutante. Dans le premier chapitre, il y a "Elle" et "tu", leur enfance, leur adolescence, toutes les histoires de petites puis jeunes filles.
J'ai pas apprécié. J'ai vraiment eu du mal à entrer dans l'histoire, à comprendre qui est qui entre ce "Elle" qui est un "je" et ce "tu" que je dois comprendre comme un "elle". J'adhère pas.
Changement de narration au 2e chapitre : le "Elle" devient "je". La narration est plus claire, le texte plus plaisant a lire, les pages défilent d'un coup plus vite.

Ce roman est ponctué de plein de petites phrases qui m'ont beaucoup plu (et que j'ai eu l’imbécillité de ne pas noter....c'eut été trop malin) et qui donne de la profondeur au texte et heureusement que le style, ces phrases, etc...sont là car d'un point de vue purement narratif, il est sans intérêt.

En effet, l’histoire peut se résumer comme suit : c'est l'histoire de 2 amies d'enfance qui grandissent et qui se font d'autres amis sans qu'il ne se passe rien de spécial. Puis un jour, l'un d'eux meurt. Tout le monde est triste. Fin.
Donc, clairement, sans la "poésie" de l'auteur, ce roman ne présentait vraiment aucun intérêt.

Je ne suis pas du tout fan de ce genre de littérature mais je comprends que cela puisse plaire, la plume de Camille Anseaume sort de l'ordinaire.
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Incipit

C’est l’heure du départ, la fin de l’été. Il faut rentrer. Dans la chambre je reste transie, incapable de bouger. C’est l’angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n’ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu’on y voit la mer, il est temps de m’y arracher. Le séjour est passé sans moi.
J’étais là, et je ne le savais pas.
J’en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits.

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