vendredi 3 mars 2017

[Chronique]Criminal Loft d'Armelle Carbonel






Titre : Criminal Loft

Auteur : Armelle CARBONEL

Genre : Thriller

Thèmes abordés : Télé-réalité, peine de mort

Année de parution : 2016






Résumé

Etats-unis. Kentucky. Sanatorium de Waverly Hills. Ils sont huit. Six hommes, deux femmes, condamnés à la peine capitale et sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé : « CRIMINAL LOFT » !

Chaque semaine, les votes du public élimineront un candidat afin qu’il reprenne sa place dans le couloir de la mort.

Un seul d’entre eux recouvrera la liberté… Mais lorsque huit dangereux criminels se retrouvent prisonniers du lieu dit « le plus hanté des Etats-Unis », l’aventure tourne au cauchemar... Quelles terribles épreuves leur réservent les créateurs du loft ? Jusqu’où iront-ils pour prouver qu’ils méritent de vivre ? A vous de juger…

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Mon avis 

Ce titre avait tout pour me plaire, à commencer par l’environnement, le sanatorium de Waverly Hills qui me fascine complètement. L'auteur a d'ailleurs joué avec tous les témoignages de phénomènes paranormaux et les légendes entourant ce sanatorium, ce qui a donné une dimension d'autant plus angoissante. A ce propos, le récit est extrêmement bien documenté.

J'ai beaucoup aimé la critique sous-jacente de la télé-réalité (j’avoue avoir en horreur ce genre de programmes), la manipulation de la production pour montrer ce qu'ils veulent vraiment montrer et biaiser l'avis du public.

L'auteur a une plume de grande qualité, elle a vraiment réussi a rendre une ambiance angoissante, avec une tension palpable. Tous les personnages sont vraiment très bien rendus, je regretterai presque de ne pas en savoir encore davantage sur chacun des participants même si le background fourni est déjà assez détaillé. Je crois finalement avoir trouvé ce roman un tantinet trop court.

Une chose est sure, ce fut une très agréable découverte
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Incipit

Waverly Hills.
On le dit le lieu le plus hanté des États-Unis. Un sanatorium désaffecté de cinq étages construit au début du vingtième siècle au sommet d’une colline de Louisville, converti en loft pour satisfaire les plus bas instincts de l’espèce humaine.
Le matin où un gars en costard-cravate est venu m’annoncer que ma candidature avait été retenue, je croupissais depuis dix ans dans une cellule de six mètres carrés où la lumière du jour entrait par une lucarne aussi crasseuse que les murs qui l’entouraient.


Et Comme d'habitude chez Karine Giébel, la fin est tout sauf positive.
Tout le monde meure.
Les vrais gros énormes méchants s'en sortent sans une éclaboussure
Je crois que c'est ce qui me déroute le plus : il n'y a finalement aucun morale. Ainsi va la vie....C"est ce qui rend crédible ces romans...pas de happy end...comme dans la vraie vie...
Les pourris s'en sortent toujours. 

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