mardi 21 mars 2017

[Chronique] Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel






Titre : Jusqu'à ce que la mort nous unisse

Auteur : Karine GIEBEL

Genre :  Thriller, enquête

Thèmes abordés : montagne,

Année de parution : 2009








Résumé

L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...

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Mon avis

J'avais presque lu tous les Giebel...presque.
Celui là manquait à l'appel.

Dans ce roman, Karine Giebel nous emmène à Colmars, petit village de 400 âmes, situé dans les Alpes de Haute provence. Rien que le décor, ça fait rêver...

L'héroïne est Servane, petite gendarmette toute fraiche qui vient d'être mutée dans ce décor de carte postale alors qu'elle vient d'Alsace (elle pensait, de prime abord, avoir été mutée à Colmar....Ah ben oui, faut pas confondre). Servaane, elle a soif de justice, d'équité, de droiture. Mais dans un village ou on magouille par ci par là et ou les passe-droits sont monnaie courante, c'est pas évident.
Elle a du mal à se faire une place dans la caserne pleine de machos mais heureusement elle peut rapidement compter sur l'amitié et le soutien de Vincent, guide de haute montagne.
Lorsque son ami Pierre fait une chute mortelle, Vincent est persuadé qu'i ne s'agit pas d'un accident. L'enquête qu'il mène avec Servane va dévoiler de nombreux secrets, magouilles, non-dits, des cadavres dans les placards (et pas qu'au sens figuré...)
Karine Giebel nous invite à suivre cette enquête haletante, ou elle arrive à distiller au compte-goutte, à mesure que les pages défilent, la vérité. Vérité qui, plus elle approche, plus elle met en danger de morts les 2 protagonistes. 
L'histoire s'avère être un sac de nœuds dans laquelle tous les secrets des uns et des autres sont liés et ou, à mesure que les indices arrivent, on échaffuade des théories qui se casse la figure un peu plus loin.
j'ai trouvé qu'avec ce titre, on était un peu plus dans la construction de Michel Bussi. Je n'ai pas vraiment trouvé la patte Giebel qu'on peut voir dans ses plus récents titres, cette façon incisive d'écire, des phrases courtes, tranchantes. Ici, le style est plus "doux" je dirai.
Mais comme dans ses autres romans, elle nous montre la noirceur de l'homme, ce qu'il est capable de faire par esprit de vengeance, pas quête du pouvoir, ou d'argent....

Un très très bon livre. Comme 100% des Giebel. Elle ne m'a jamais déçue.
Il ne me reste que "Chiens de sang" à lire et je serai à jour ;)



Spoiler :
Comme d'habitude avec Giebel, il ne faut pas s'attendre à une fin "Happy End", je me suis très tôt préparée à cette fin, je commence à bien la connaitre notre Giebel nationale :) Malgré tout, ça m'a fait un sacré pincement au coeur et un sentiment d'injustice. Mais c'es du Giebel alors j'y retournerai, de toute façon
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Incipit

Le 15 juin.

La scène était insoutenable.
Il avait pris dans ses bras le corps cassé, martyrisé, comme s’il voulait le consoler.
Ce pantin avec qui elle avait joué, qu’elle s’était amusée à disloquer.
Un cadavre, déjà froid. Déjà loin. Déjà absent et pour toujours.
Il serrait contre lui cet être si cher.
Entre colère et désespoir, il demeurait immobile, impuissant.
Il se surprit alors à haïr celle qu’il aimait tant.
Qu’il aimerait toujours.
Elle qui venait pourtant de dévorer un de ses enfants.

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