mercredi 4 janvier 2017

[Chronique]L'innocence des bourreaux de Barbara Abel






Titre : L'innocence des bourreaux

Auteur : Barbara ABEL

Genre : Thriller

Thèmes abordés : huis clos, braquage, agression

Année de parution : 2016







Résumé 

Dans une supérette de quartier, quelques clients font leurs courses, un jour comme tant d'autres. Parmi eux une jeune maman qui a laissé son fils de 3 ans seul à la maison devant un dessin animé, un couple adultère, une vieille dame et son aide familiale, un caissier qui attend de savoir s'il va être papa, une mère en conflit avec son adolescent.... Des gens normaux, sans histoire, ou presque... Et puis un junkie qui, en manque, pousse la porte du magasin, armé et cagoulé pour voler quelques dizaines d'euros. Mais quand le braquage tourne mal, la vie de ces hommes et femmes sans histoire bascule dans l'horreur.
Dès lors, entre victimes et bourreaux, la frontière devient mince. Si mince...

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Mon avis 

Les premiers chapitres décrivent les protagonistes de ce genre de "huis clos" qui va se jouer dans la supérette.
On y découvre des gens "normaux", des monsieur et madame Toutlemonde mais à un moment de leur journée particulièrement stressant (la maman qui a laissé son fils de 3 ans seul le temps de faire une petite course, l'homme qui a trompé sa femme pour la première fois et qui se retrouve coincé ici avec sa maîtresse, la maman qui a eu un conflit houleux avec son adolescent de fils, le jeune homme qui attend la confirmation de la grossesse de son ancienne partenaire) et il se retrouvent dans une situation qui mettra le feu aux poudres
Barbara Abel a su créer des personnages très crédibles , les capter dans leur quotidien plus ou moins banal et rendre cette journée lourde de conséquences.

Le titre dit tout ou presque : la frontière entre bourreau et de victime est très floue. Aucun personnage n'est vraiment "tout blanc" et les conséquences de cette journée s’avèrent beaucoup plus profondes que prévu.

Le style d'écriture participe à la tension nerveuse de cette journée : phrases courtes, tranchées, style incisif.

L'Innocence des bourreaux se lit très rapidement, il est prenant, un bon page turner mais qui m'a un peu déçu sur la fin que j'ai trouvé trop rapide.

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Incipit 
Jo grelotte. Insupportable sensation de froid, extrême, virulent, douloureux. Comme si ses os avaient séjourné plusieurs heures dans un réfrigérateur.
Un squelette de glace.
Une carcasse congelée.
À cela s’ajoutent les crampes abdominales, insoutenables. Un étau d’acier qui comprime ses tripes et les tord dans tous les sens, le forçant à se plier en deux pour en atténuer la violence. Piètre remède, soulagement dérisoire


Et Comme d'habitude chez Karine Giébel, la fin est tout sauf positive.
Tout le monde meure.
Les vrais gros énormes méchants s'en sortent sans une éclaboussure
Je crois que c'est ce qui me déroute le plus : il n'y a finalement aucun morale. Ainsi va la vie....C"est ce qui rend crédible ces romans...pas de happy end...comme dans la vraie vie...
Les pourris s'en sortent toujours. 

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