mercredi 11 janvier 2017

[Chronique] Le confident d'Hélène Grémillon






Titre : Le Confident

Auteur : Hélène GREMILLON

Genre : Drame

Thèmes abordés : stérilité, mère porteuse, secret

Année de parution : 2010







Résumé 

Au milieu des mots de condoléances qu’elle reçoit à la mort de sa mère, Camille découvre une étrange lettre envoyée par un expéditeur inconnu. Elle croit à une erreur mais, les semaines suivantes, une nouvelle lettre arrive, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend que cette correspondance recèle un terrible secret qui la concerne.

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Mon avis 

Je ne connaissais pas du tout ce livre jusqu'à il y a quelques jours. Et pourtant, il a fait parler de lui. Rentrée littéraire de 2010, il a fait partie de la sélection du Goncourt du premier roman. Je l'ai donc découvert par hasard au détour de la publication d'une amie et son enthousiasme a attisé ma curiosité.

Avant toute chose, j'ai adoré la forme de ce roman : Camille reçoit une lettre à la mort de sa mère, une lettre qui raconte une histoire étrange et captivante et chaque mardi, elle reçoit la suite. En tant qu'éditrice, sa première pensée est qu'un auteur lui envoie un roman morceau par morceau mais rapidement, elle réalise que l'histoire racontée la concerne. Ainsi la majeure partie du roman est en fait la lecture de ces lettres, c'est une histoire dans l'histoire. 


"Le confident" évoque un sujet très cher à mon coeur : la stérilité et les dégâts terribles qu'elle peut faire dans le couple, le moral, la vie en général et le poids de la société. Il était a fortiori d'autant plus difficile d'échouer à être enceinte à une époque ou on encourage la natalité à tout prix.

On retrouve également la puissance, parfois dévastatrice de l'amour maternel. Ce qu'on est capable de faire par amour pour son enfant, qu'il soit ou non de son sang.

L'amour a la part belle dans ce récit mais dans tout ce qu'il a de plus destructeur.

Hélène Grémillon signe ici son premier roman. Un récit de grande qualité.


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Incipit 
Un jour, j’ai reçu une lettre, une longue lettre pas signée. C’était un événement, car dans ma vie je n’ai jamais reçu beaucoup de courrier. Ma boîte aux lettres se bornant à m’annoncer que la-mer-est-chaude ou que la-neige-est-bonne, je ne l’ouvrais pas souvent. Une fois par semaine, deux fois les semaines sombres, où j’attendais d’elles, comme du téléphone, comme de mes trajets dans le métro, comme de fermer les yeux jusqu’à dix puis de les rouvrir, qu’elles bouleversent ma vie.
Et puis ma mère est morte. Alors là, j’ai été comblée, pour bouleverser une vie, la mort d’une mère, on peut difficilement mieux faire.


Et Comme d'habitude chez Karine Giébel, la fin est tout sauf positive.
Tout le monde meure.
Les vrais gros énormes méchants s'en sortent sans une éclaboussure
Je crois que c'est ce qui me déroute le plus : il n'y a finalement aucun morale. Ainsi va la vie....C"est ce qui rend crédible ces romans...pas de happy end...comme dans la vraie vie...
Les pourris s'en sortent toujours. 

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