dimanche 15 janvier 2017

[Chronique] La fille aux sept noms de Hyeonseo Lee






Titre : La fille au sept noms

Auteur : Hyeonseo LEE

Genre : Témoignage

Thèmes abordés : transfuge nord coréen

Année de parution : 2015







Résumé 
« Quand on quitte la Corée du Nord, on ne quitte pas un pays mais plutôt une autre galaxie. Je sais que je n’en serai jamais vraiment libérée où que j’aille. »

Hyeonseo a passé son enfance en Corée du Nord, piégée comme des millions d’autres par l’une des plus secrètes et brutales dictatures. Elle grandit dans la ville de Hyesan près d’une rivière qui trace une frontière naturelle avec la Chine, un autre monde insaisissable.
Au milieu des années 1990, la famine s’abat sur le pays. Chaque jour témoin de la répression et de la pauvreté, elle comprend que sa patrie ne peut être « le meilleur des mondes » qu’on lui vante depuis toujours.À 17 ans, au coeur de l’hiver, Hyeonseo décide de traverser la rivière gelée. Elle ne peut imaginer alors qu’elle ne reverra pas les siens avant longtemps. C’est un voyage sans retour. Elle apprend à survivre clandestinement en Chine, échappant à la police et aux trafiquants, grâce à un esprit de débrouillardise et une témérité incroyables.
Douze ans plus tard, et presque autant de vies, elle revient à la frontière pour une mission plus périlleuse encore : faire sortir du pays sa mère et son frère et les conduire jusqu’en Corée du Sud…

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Mon avis 

C'est le 2e témoignage de transfuge nord coréen que je lis et ce fut très instructif car plutot différent. En effet, la narratrice vit à la frontière sino-corréenne et est issue d'une famille dotée d'un bon "songbun", c'est à dire qu'elle appartient à une classe aisée et ne souffre pas autant que le peuple appartenant à des classes inférieures.

Sa décision de quitter la Corée du Nord est provisoire, et guidée uniquement par la curiosité. Elle a d'ailleurs la ferme intention de revenir au pays au bout de 2 ou 3 jours. Mais finalement, alors qu'elle est dans sa famille en Chine, sa mère la contacte pour lui dire qu'elle ne peut pas revenir au pays, au risque de mettre en péril sa liberté et sa sécurité ainsi que celles de sa famille.
Il se passera plus de 10 ans avant qu'elle ne revoie sa mère et son frère.
 

Ce récit raconte donc comment une simple "fugue" qui devait durer quelques jours devient le départ de toute une vie et le parcours qu'un transfuge doit suivre pour bénéficier enfin de la citoyenneté Sud-coréenne. 


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Incipit 
Je m’appelle Hyeonseo Lee.

Ce n’est pas le nom qu’on m’a donné à la naissance, ni celui que les circonstances de la vie m’ont obligée à emprunter à différentes époques. C’est celui que je me suis donné une fois devenue libre. « Hyeon » signifie soleil éclatant ; « Seo », chance. Je l’ai choisi afin de vivre dans la chaleur de la lumière et ne jamais retourner dans les ténèbres.


Et Comme d'habitude chez Karine Giébel, la fin est tout sauf positive.
Tout le monde meure.
Les vrais gros énormes méchants s'en sortent sans une éclaboussure
Je crois que c'est ce qui me déroute le plus : il n'y a finalement aucun morale. Ainsi va la vie....C"est ce qui rend crédible ces romans...pas de happy end...comme dans la vraie vie...
Les pourris s'en sortent toujours. 

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