mardi 24 janvier 2017

[Chronique] Churchill m'a menti de Caroline Grimm






Titre : Churchill m'a menti

Auteur : Caroline GRIMM

Genre : Historique

Thèmes abordés : 2e guerre mondiale

Année de parution : 2015






Résumé

C'est une histoire vraie et oubliée.
Celle de l'île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les allemands deux mois plus tard. Comment vont survivre les habitants de l'île livrés à l'ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l'Europe de l'Ouest ? Des centaines de français y seront déportés? Pourquoi Churchill n'en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, l'auteur les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages  qui n'ont  eu d'autre choix que de collaborer avec l'occupant ou de résister.

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Mon avis 

La thématique de la 2de Guerre Mondiale a été exploité des milliers de fois dans les romans mais parfois un titre sort du lot par le petit point d'histoire exploité ou par ka façon dont la thématique est traité. C'est exactement ce qui se passe ici.
Avec "Churchill m'a menti", j'ai découvert le sort qu'on réservait aux "demi-juifs" (juifs qui ont épousé une "aryenne"), j'ai découvert l'histoire de ces îles anglo-normandes pendant la guerre, totalement oubliées de tous (elles n'auront été libérés qu'un an après la libération des côté françaises, situés à seulement un dizaine de km de là....)

La façon dont l"histoire est racontée est vraiment prenante.
Ce roman est divisé en 6 parties : une pour chaque année entre 1940 et 1945
Une petite note historique est glissée à la fin de chaque partie (ce roman est très bien documenté)
Chacune des parties est composée de différents chapitres qui correspondent au point de vue de différents habitants de l'île. Le panel hétéroclite choisi donne une dimension encore plus interessante à ce roman : hommes, femmes, jeunes, vieux, riches, pauvres...Chacun fait ce qui peut sur cette île totalement laissée pour compte.
On y découvre ce que chacun fait pour survivre, la collaboration ou la résistance (et il est étrange de voir à quel point, parfois, la frontière peut être floue entre ces 2 choix...)

J'ai beaucoup aimé ce titre, lu d'une traite. Il m'a rappelé un peu l'ambiance qu'on retrouve dans le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.

Le coup de coeur de ce mois de janvier.



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Incipit

Samedi 15 juin 2013. Saint-Malo

Nous nous sommes donné rendez-vous un peu plus loin,  à l'ombre des remparts. Le taxi, du fait de l'étroitesse de la rue pavée, ne pouvait me prendre devant le modeste mais charmant hôtel où j'ai passé la nuit. Au pied d'un des immeubles en granit, typique de la vieille ville, la voiture gris métallisé m'attend. Ma valise fait un tel boucan en roulant sur les pavés que j'ai peur de voir surgir à leurs fenêtres des citadins ulcérés, réveillés par ma faute. Il est 7h45, le soleil de juin est levé depuis longtemps, mais la ville dort encore. Mon ferry est à 9h09, je presse la pas.



Et Comme d'habitude chez Karine Giébel, la fin est tout sauf positive.
Tout le monde meure.
Les vrais gros énormes méchants s'en sortent sans une éclaboussure
Je crois que c'est ce qui me déroute le plus : il n'y a finalement aucun morale. Ainsi va la vie....C"est ce qui rend crédible ces romans...pas de happy end...comme dans la vraie vie...
Les pourris s'en sortent toujours. 

1 commentaire:

  1. Cela donne bien envie de le lire.

    Merci pour cette critique très sympathique.

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