jeudi 24 novembre 2016

[Chronique] Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé.






Titre : Mangez-le si vous voulez

Auteurs : Jean TEULE

Genre : Roman historique

Thèmes abordés : histoire, guerre franco-prussienne, hystérie collective

Année de parution : 2009







Résumé 

Nul n'est à l'abri de l'abominable. Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune aristocrate périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C'est un jeune homme plaisant, intelligent, aimable et bon. Il arrive à quatorze heures à l'entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ?

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Mon avis 

Dans ce court récit (115 pages) Jean Teulé nous raconte avec force détails, le fait divers terrible qui s'est produit le 16 Aout 1870 : La fameuse "affaire de Hautefaye".
Alain de Moneys est torturé jusqu'à ce que mort s'en suive pour un quiproquo qui se transforme en véritable hystérie collective : Ils sont plusieurs dizaines à s'acharner sur le pauvre homme.

C'est un livre deroutant, dérangeant, on peut même dire qu'il est franchement "gore" tant les tortures subies sont atroces et bien décrites.

On suit pas à pas le chemin de croix, car ça n'est pas moins que ça, de Alain de Moneys. Un plan de la ville, au début de plusieurs chapitres nous indique l'évolution de ce calvaire

"Faites ce que vous voudrez ! Mangez-le si vous voulez!" auraient été les paroles tenues par le maire du village lorsque les villageois on tmanifesté le désir de le brûler leur bouc émissaire.

Pour en savoir plus sur cette affaire :
Affaire de Hautefaye (wikipedia)
Le crime de Hautefaye (RTL - L'heure du crime)
Interview Jean teulé (On n'est pas couché)

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Incipit
— Une bien belle journée !…
Voila ce qu’un jeune homme clame en poussant les volets de sa chambre à l’étage d’une bâtisse du XVIIe siècle. Les rideaux de mousseline s’envolent sur les côtés. Le gars embrasse l’horizon d’un regard lent, contemple le paysage – un bout du Limousin rattaché comme par erreur au Périgord. Des chênes échelonnent mille horizons à ce Sahara de prairies. Derrière lui, sur la cheminée, une pendule sonne treize heures et une grosse voix s’élève du jardin à l’ombre d’un châtaigner centenaire :
— C’est seulement maintenant que tu te lèves, nouveau premier adjoint de Beaussac ? ! Moi, quand j’en étais le maire je sortais du lit plus tôt !





Et Comme d'habitude chez Karine Giébel, la fin est tout sauf positive.
Tout le monde meure.
Les vrais gros énormes méchants s'en sortent sans une éclaboussure
Je crois que c'est ce qui me déroute le plus : il n'y a finalement aucun morale. Ainsi va la vie....C"est ce qui rend crédible ces romans...pas de happy end...comme dans la vraie vie...
Les pourris s'en sortent toujours. 

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