mercredi 11 mai 2016

[Chronique] La couleur Pourpre d'Alice Walker






Titre : La couleur pourpre

Auteur : Alice WALKER

Genre : Epistolaire, Drame

Thèmes abordés : condition noire

Année de parution : 1982

Nombre de pages : 252 pages


Récompensé par le Prix Pulitzer 
du Roman en 1982




Résumé 

Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire.
Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre. C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d'Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon Dieu, qui, lui, sait tout...
Pourquoi, entre elles, cette correspondance déchirante et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?

Mon avis 

Dans ce roman épistolaire, nous suivons 2 soeurs qui s'écrivent toute une vie durant mais qui n'auront jamais reçu le courrier de l'autre.
Il y a Celie, restée près de Memphis, qui n'a pas vraiment eu droit à sa part de bonheur : un père violent, 2 enfants nés de cet inceste qui ont été retirés de leur mère, un mariage forcé avec un homme violent...Celie, c'est la bonté à l'état pur, malgré toutes ces souffrances. C'est un personnage très attachant. Au travers des écrits qu'elle envoie au bon, Dieu, puis à sa soeur, elle partage ce qu'est la vie des femmes noires à l'époque. Sans réel jugement, elle pose un constat, un peu résignée avec toutefois une certaine forme de candeur, de naïveté.

Nettie, quand à elle, est beaucoup plus cultivée que sa soeur et, est devenue missionnaire sur le continent africain. Cette fois nous découvrons une autre facette de la souffrance du peuple Noir : La colonisation, la façon dont les "blancs" sont venus et qui ont, au mépris des cultures, des frontières, coupé en 2 des villages (quand ils n'étaient pas purement et simplement rayés de la carte).

Des décennies de lettres envoyées à l'une et à l'autre, telles des bouteilles à le mer racontent donc la vie de 2 femmes noires, l'amour qui les unit sur le fond historique de l'histoire du peuple Noir.

C'est un roman très fort mais aussi plein d'amour de tendresse, de candeur




Lu dans le cadre du CBL, 14e édition
Lu dans le cadre du Challenge 2016
Lu dans le cadre du challenge ABC 

1 commentaire:

  1. Merci pour ta participation, je l'ai ajouté! J'aime beaucoup les romans épistolaires, quand ils ont bien fait, on a l'impression d'entendre les voix des personnages dans les lettres.

    RépondreSupprimer