samedi 21 mai 2016

[Chronique] La couleur du lait de Nell Leyshon






Titre : La couleur du lait

Auteur : Nell LEHSHON

Genre : drame historique

Thèmes abordés : condition féminine, misère

Année de parution : 2015

Nombre de pages : 176 pages







Résumé 

En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.

Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.

Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture.. mais aussi l'obéissance, l'avilissement et l'humiliation. Finalement, l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.



Mon avis

Démarrer cette lecture n'est pas forcément évident. En effet, le texte n'a aucune majuscule, très peu de ponctuation (uniquement les points entre 2 phrases), la syntaxe et la grammaire sont plus qu'approximatifs. Pourtant, cette façon d'écrire est indispensable etdonne une "crédibilité" à ce récit.

Mary écrit son histoire, c'est une fermière, sans éducation, qui a appris à écrire et à lire grâce au pasteur chez qui son père l'a envoyé de force. Elle évoque son quotidien, raconte pourquoi et comment elle en est arrivée là ou elle est arrivée. Elle pose des constats, sans jamais ni se plaindre ni juger. C'est un témoignage brut, écrit sans recul et ça le rend encore plus émouvant.

Le texte est très court et se lit rapidement. Mary est un personnage très attachant. Elle est dégourdie, un peu impertinente, résignée aussi parfois. Elle nous raconte toute sa vie et on prend pleine mesure que cette vie n'aura été faite presque que de labeur et de souffrance.

Le dénouement est très dur. Mary, qui déteste rien de plus que l'injustice, en sera la victime.









1 commentaire:

  1. Tout comme toi j'ai été déroutée par la syntaxe de ce roman mais je me suis rapidement rendue compte que cela donnait effectivement de la crédibilité au récit. Cela rend tellement "vrai" et le personnage de Mary nous semble singulier. C'est un vrai voyage dans le temps que nous propose l'auteur, comme à chaque fois qu'on peut lire un roman se déroulant dans l'Angleterre du XIXème siècle..

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